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Homélie de Grégoire Palamas - L'Annonciation | Notre Dame de Bon Secours

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Homélie de Grégoire Palamas - L'Annonciation
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Homélie de Grégoire Palamas - L'Annonciation

Homélie de Grégoire Palamas - L'Annonciation

in « Pour l’Annonciation de notre toute immaculée souveraine la Mère de Dieu et Toujours-Vierge Marie », in Homélies, YMCA Press, Paris, 1987, p. 81-92.

1. Le Prophète Psalmiste, dénombrant les formes de la création, et contemplant la sagesse de Dieu qui s’y révèle, tout saisi d’admiration pendant qu’il écrivait, s’écria : « que Tes œuvres sont magnifiques, Seigneur, tu as tout créé dans ta sagesse » (Ps 53,24).

Pour moi aujourd’hui, quelle parole sera à la hauteur de cette louange, si j’essaye d’aborder, autant que possible, dans ma prédication, la manifestation dans la chair du Verbe créateur de l’univers ? Et si les êtres sont pleins de merveilles, et le passage du non-être à l’être, un fait divin et digne de nombreuses louanges, il est un fait d’autant plus merveilleux, d’autant plus divin, et exigeant d’autant plus de louanges : Dieu devient un des êtres, Dieu, ou pour mieux dire, le Dieu qui est véritablement ; en outre Il devient notre nature, alors que celle-ci n’as pas pu, ou voulu, respecter les conditions auxquelles elle était venue  l’existence, au point d’être rejetée au plus profond de la terre : car il est grand et divin, ineffable et inconcevable, que notre nature soit déifiée, et que par elle nous donnée, par grâce, l’ascension vers le meilleur ; de sorte que pour les saints anges, pour les hommes, et même pour les prophètes, qui pourtant voyaient l’Esprit, cela est resté véritablement inconnaissable, car il s’agit d’un mystère caché depuis l’éternité.

Oui, même réalisé, cet événement reste un mystère : non pas sa réalisation même, mais le mode de sa réalisation, objet de foi et non de connaissance, adoré mais inaccessible à une curiosité indiscrète, et objet de foi, d’adoration, par le seul intermédiaire de l’Esprit car nul ne peut dire Jésus Seigneur, si ce n’est dans l’Esprit-Saint » et c’est dans l’Esprit que nous adorons et prions, dit l’Apôtre (1Cor 12,3).

2. Que ce mystère soit inintelligible non seulement pour les hommes, mais aussi pour les anges et même pour les archanges, la fête que nous célébrons aujourd’hui le montre clairement. Car l’archange a annoncé la conception à la Vierge ; et celle-ci, cherchant à connaître de quelle façon elle se produirait, et lui disant : « comment cela se fera-t-il ? Car je ne connais point d’homme », l’archange ne put absolument pas lui en expliquer la manière et cherche refuge, lui aussi, en Dieu, répondant : « l’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de Son ombre ». Si pareillement l’on avait demandé à Moïse : « comment l’homme est-il né de la terre ? Comment, à partir de l’argile, furent formés les os, les nerfs, la chair ? Comment les organes de la sensation peuvent-ils naître de l’insensible ? Bien plus comment de la côte d’Adam un second être humain est-il né ? Comment les os ont-ils été étendus, divisés unifiés et liés entre eux ? Comment après les ossements, se sont formés les entrailles, les différentes humeurs, et tout le reste ? », Si donc l’on avait demandé cela à Moïse, il aurait eu pour seule réponse : Dieu a pris la poussière de la terre et créé Adam, puis il a pris une côte pour façonner Ève. Qui était le Créateur, il l’a dit. Mais la façon dont cela se produisit, il ne l’a pas dite. De même Gabriel dit que l’Esprit-Saint et la puissance du Très-Haut accompliraient sans semence l’enfantement : mais « comment » il ne le dit pas.

Car se souvenant ensuite d’Élisabeth et rappelant qu’elle conçut en dépit de sa vieillesse et de sa stérilité, il ne put rien ajouter, sinon que « rien n’est impossible à Dieu » ; comment donc aurait-il pu dire la manière dont elle, Marie, allait concevoir et enfanter dans la virginité ? Pourtant, il y a plus dans ce que dit l’archange à la Vierge, mais en des termes renfermant un plus grand mystère : car « l’Esprit-Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de Son ombre ». Pour quelle raison ? Parce que l’enfant ne devait pas être un prophète, ni simplement un homme comme Adam, mais allait être appelé Fils du Très-Haut, sauveur et libérateur du genre humain, et roi éternel. Car de même que des pierres tombant du sommet d’une montagne, et ne cessant de rouler jusqu’à son pied, sont reçues par de nombreuses crevasses, de même, nous détournant de l’ordre divin donné dans le paradis, et de la vie bienheureuse de ce temps, nous tombons, précipités jusqu’en enfer, où nous reçoivent de nombreux tourments. Et il existe non seulement des épines et les ronces sensibles que fait germer la terre, selon la malédiction prononcée contre le premier père (Gen 3,9), mais surtout les multiples épines des passions malignes, et les terribles ronces du péché que nous avons semées en nous. Notre genre humain n’eut pas non plus uniquement cette peine dont la première mère hérita par la malédiction prononcée contre elle, condamnée qu’elle fut à enfanter dans les peines, mais encore presque toute notre existence devint douleur et tristesse. Cependant lorsqu’en Son amour pour l’homme le Dieu qui nous avait modelés par les entrailles de Sa miséricorde inclina les cieux et vint parmi nous, Il a assumé d’une Vierge sainte notre nature pour la renouveler et la relever, ou, mieux encore, pour l’élever jusqu’aux hauteurs divines et célestes. Ce que voulant accomplir, ou plutôt, voulant mener à bien aujourd’hui sa décision d’avant les siècles, Il envoie l’archange Gabriel, comme dit l’évangéliste Luc, « à Nazareth, vers une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David et le nom de la Vierge était Marie » (Lc 1,26).

3. Dieu envoie donc l’archange vers une Vierge, et celle-ci demeurant vierge, Il en fait Sa propre mère, à l’aide d’une seule parole. Or, s’Il avait été conçu d’une semence, Il n’aurait pas été un homme nouveau sans péché, et le Sauveur de ceux qui pèchent ; en effet, le mouvement de la chair vers la génération n’étant pas soumis à l’intelligence que Dieu a placée en nous pour qu’elle nous dirige, n’est pas totalement exempt de péché : c’est pourquoi David a dit : « dans les iniquités j’ai été conçu, et dans les péchés ma mère m’a enfanté » (Ps 50,7). Si donc la conception s’était effectuée par une semence, Il n’aurait pas été un homme nouveau, ni le prince d’une vie nouvelle, entièrement régénérée. Car étant de l’ancienne frappe, et héritier de la chute, Il n’aurait pu porter en Lui la plénitude de la divinité intacte, et faire de Sa chair la source intarissable de la sanctification, pour laver par l’abondance de Sa puissance la souillure de nos premiers ancêtres, et combler tous leurs descendants de sanctification. Aussi n’est-ce pas un homme, ni un ange, mais le Seigneur lui-même qui vint nous sauver, conçu et incarné dans le sein maternel de la Vierge et demeurant Dieu sans changement.

4. Or, il fallait aussi que la Vierge fût témoin de la conception sans semence, et l’auxiliaire de l’accomplissement de l’économie divine. Quelles en furent les étapes ? La montée vers Bethléem, où l’enfantement est annoncé et glorifié par les anges célestes ; l’accès au temple, où Syméon et Anne attestent que le nouveau-né est Seigneur de la vie et de la mort ; la fuite en Égypte loin d’Hérode, le retour en Égypte commandé par un saint avertissement, et tout le reste, que je saurais aisément énumérer aujourd’hui. C’est pourquoi Joseph fut reçu comme fiancé, et l’ange « envoyé vers une Vierge fiancée à un homme du nom de Joseph ». Comprenez bien que tous deux étaient de la maison et de la famille de David. Oui, tous deux, la Vierge et Joseph, se rattachaient à la race de David.

« Et le nom de la Vierge, est-il dit, était Marie », ce qui se traduit par Kyria, Dame. Ce mot indique la dignité de la Vierge, la constance de sa virginité, l’absolue distinction de sa vie, sa rigoureuse persévérance en tout, et pour ainsi dire son caractère irréprochable. C’est en toute légitimité qu’elle est nommée Vierge, car elle avait les puissances de l’âme et les sensations du corps entièrement dépourvues de la moindre souillure, et c’était sa richesse : une richesse si unique, si ferme, pour ainsi dire seigneuriale, à jamais inviolable, telle la porte verrouillée qui garde le trésor amassé, tel le livre scellé qui empêche le regard d’accéder aux écrits. En effet, il a été dit à propos de la Vierge : « voici le livre scellé, et la porte restera fermée, et nul n’entrera jamais par elle » (Cfr. Is 29,11 et Ez 44,2).

5. Mais la Vierge est aussi Dame d’une autre façon, selon sa dignité : car elle est souveraine de l’univers elle qui a divinement conçu et enfanté, dans la virginité, le maître de l’univers. Or elle est Dame, encore, non seulement parce que libre de la servitude et participante de la Seigneurie divine, mais comme source et racine de la liberté du genre humain, surtout depuis son enfantement indicible et qui prodigue la joie : car une femme mariée à un homme est dominée, plutôt que Dame, et surtout après son enfantement pénible et douloureux, selon la malédiction prononcée contre Ève : « tu enfanteras dans les douleurs tes enfants, et ton élan vers ton mari, et lui, il te dominera » (Gen 3,16). Cette malédiction, la Vierge-Mère en a libéré le genre humain, en recevant à sa place la grâce et la bénédiction de l’ange. Car est-il dit, l’ange entra et s’adressa à la Vierge : « réjouis-toi, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre les femmes ». Ce n’est pas l’avenir que l’archange lui annonce en lui disant : « Le Seigneur est avec toi », mais il déclare ce qu’il avait vu alors invisiblement s’accomplir. Comprenant qu’elle était le siège des grâces divines et humaines, et qu’elle était parée de tous les dons de l’Esprit divin, c’est à juste titre qu’il la proclama plein de grâces. Réalisant par ailleurs qu’elle avait déjà reçu en elle Celui en qui se trouvent les trésors de toutes les grâces, et prévoyant sa grossesse sans douleurs et son enfantement exempt de souffrances, il lui enjoignit de se réjouir, et affirma à juste titre que seule elle était bénie et glorifiée parmi les femmes : oui, en raison de la surabondance de gloire de la Mère de Dieu, aucune femme n’est glorifiée à son égal, si glorifiée soit-elle.

6. Ce que voyant, la Vierge, dans la crainte que l’ange ne fût quelque séducteur habile à tromper les femmes imprudentes comme Ève, n’accueillit pas sans précautions sa salutation. Comme elle n’avait pas encore eu une connaissance exacte de cette union avec Dieu dont il parlait, elle fut troublée par ses paroles, est-il dit, et s’attachant pour ainsi dire sans lâcher prise à sa virginité, elle lui demanda ce que signifiait cette salutation. C’est pourquoi l’archange fit s’évanouir sur-le-champ la pieuse frayeur de la Vierge pleine de grâce en lui répondant : « ne crains point, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu » ; quelle grâce ? Celle qui n’était possible qu’à Celui qui seul peut l’impossible, et qui était réservée à toi seule avant les siècles. Car « voici, tu vas concevoir un fils dans tes entrailles ». « En entendant le mot de conception, dit-il, ne va surtout pas penser à la perte de ta virginité ni te fâcher ou te troubler ». Oui, à peine eut il dit « voici tu concevras » à elle, la Vierge, qu’il lui suggéra que la conception était compatible avec la virginité : « voici, dit-il donc, tu concevras et enfanteras un fils ». « Restant telle que tu es à présent, et gardant ta virginité incorruptible, tu seras enceinte et enfanteras le Fils du Très-Haut ». Et c’est ce que Isaïe prévit de nombreuses années auparavant, quand il prédisait : « voici, la vierge sera enceinte et enfantera un fils » (Is 7,14). Il ajoute : « je me suis approché de la prophétesse » (Is 8,3). Comment le prophète s’est-il donc approché de la prophétesse ? Comme l’archange, aujourd’hui, de Marie. Oui, ce qu’aujourd’hui celui-ci a vu, celui-là l’avait prévu et prédit. Quant au fait que la prophétesse, c’est-à-dire la Vierge, avait en elle le don de la Prophétie, son Cantique à Dieu dans l’Évangile le prouvera au premier venu (Lc 1,46). Isaïe dit donc s’être approchée de la prophétesse (et ceci par la puissance de l’Esprit qui voit tout par avance) : puis « elle conçut en son sein, et avant de subir la peine des douleurs, elle accoucha et enfanta un mâle ». Or à présent l’archange dit à Marie : « tu enfanteras un fils, et tu l’appelleras du nom de Jésus (Ce qui se traduit par Sauveur), car il sera grand ». Isaïe dirait à nouveau : « merveilleux conseiller ! Dieu est fort ! Maître, Prince de paix, Père du siècle à venir ! » (Is 9,5). C’est ce que chante aujourd’hui l’archange, disant : « il sera grand, et on l’appellera Fils du Très-Haut ».

7. Mais pourquoi n’a-t-il pas dit : « il est grand et Fils du Très-Haut », mais il sera, et on l’appellera ? Pour centrer son propos sur l’humanité du Christ, pour révéler en même temps qu’Il serait connu par tous les hommes, et proclamé tel par eux, selon ce que Paul a pu dire plus tard : « Dieu a été manifesté dans la chair, proclamé aux nations, cru dans le monde » (1Tim 3,16). Mais l’ange dit encore : « le Seigneur Lui donnera le trône de David Son père, et Il régnera sur la maison de Jacob à jamais, et Son règne n’aura pas de fin ». Oui Celui dont le règne, étant éternel, n’a pas de limites, est Dieu lui-même. Or Il a également David pour père, et pour cette raison Il est aussi un homme : de sorte que cet enfant est à la fois Dieu et homme, Fils de l’homme et Fils de Dieu, recevant en tant qu’homme de Son Dieu et Père le règne sans succession, comme l’a vu et proclamé Daniel : « et je regardais, dit-il, jusqu’à ce que des trônes fussent placé et que l’Ancien des jours s’assît : et voici, comme un fils d’homme qui venait sur les nuées du ciel, s’avança jusqu’à l’Ancien des jours, et il lui fut donné honneur et puissance : et son règne est un règne éternel, et il ne sera pas abandonné à un autre roi » (Dn 7, 9.13-14).

8. Il siègera sur le trône de David, et règnera sur la maison de Jacob ; en effet, Jacob est le patriarche de tous ceux qui vénèrent Dieu, et David le premier à avoir régné en vénérant Dieu et en Lui plaisant, figurant le Christ qui unit les qualités de patriarche et de roi en une seule principauté céleste et éternelle. Or la Vierge pleine de grâce, quand elle entendit les paroles extraordinaires et divines que l’archange lui adressa, à savoir : « Le Seigneur est avec toi », et « voici, tu concevras et tu auras un fils qui règnera éternellement le Fils du Très-Haut », répondit : « comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ! Car bien que tu sois venu m’apporter une nouvelle parfaitement spirituelle et totalement dépourvue de toute passion charnelle, tu me parles cependant de conception en mon sein, d’enfantement, di mise au monde, et de tout ce qui suit la conception ; comment donc cela se fera-t-il ? Car, ajoute-t-elle, ne ne connais point d’homme ». Et elle ne disait pas cela par manque de foi, mais parce qu’elle cherchait à apprendre comme cela pouvait se produire. C’est pourquoi l’archange lui répond : « l’Esprit-Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de Son ombre ; c’est pourquoi l’enfant sera saint et on l’appellera Fils de Dieu ». « Oui, tu es sainte toi-même, dit-il, et pleine de grâce, ô Vierge : je te le redis : l’Esprit-Saint viendra sur toi pour un surplus de sanctification, préparant et pré-ordonnant l’œuvre de Dieu en toi ; et la puissance du Très-Haut te couvrira de Son ombre, à la fois pour te fortifier, et, en te couvrant de Son ombre, par Son contact avec toi, pour modeler l’humanité afin que celui qui naîtra soit Saint, Fils de Dieu, puissance de Dieu dans la forme de l’homme. Car voici, Élisabeth ta parente a passé toute sa vie dans la stérilité, mais aujourd’hui, dans sa vieillesse, par la volonté de Dieu, elle est paradoxalement enceinte, car rien ne sera impossible à Dieu ». A ces mots, que répond la Vierge pleine de grâce, elle dont l’intelligence était divine et incomparable ? Une nouvelle fois, elle a recours à Dieu et concentre tous ses efforts vers Lui, dans la prière, disant à l’archange : « si l’Esprit-Saint comme tu le dis, doit venir sur moi, pour purifier encore ma nature, et me donner la force de recevoir le fruit salvateur, si la puissance du Très-Haut doit me couvrir de Son ombre pour former en moi selon l’humanité Celui qui a la forme de Dieu, et opérer en moi un enfantement sans semence, si l’enfant doit être saint et Fils de Dieu, Dieu et Roi éternel, - car rien ne sera impossible à Dieu, - « voici la servante du Seigneur, qu’il me soit fait selon ta parole ». « Et l’ange la quitta, laissant en son sein le Créateur de l’univers uni à un corps ; et en étant le serviteur de cette union en elle, il fut le médiateur du salut du monde. Tout ceci, Isaïe encore une fois l’a clairement prédit, grâce à ce qu’il fut jugé digne de subir bienheureusement : car il n’a pas vu le séraphin se saisir directement du charbon dans l’autel céleste et intelligible du sacrifice ; oui, c’est avec une pincette que le séraphin l’a saisi, et qu’il en toucha les lèvres d’Isaïe, pour le purifier (Is 6,6). Moïse, lui aussi, contempla la même grande vision que celle de la pincette, à savoir le buisson embrasé par le feu et ne se consumant pas (Ex 3,2). Qui donc ignorerait que la Vierge est ce buisson et cette pincette, elle qui conçut le feu divin sans en être consumée, l’archange ayant été le serviteur de cette conception en unissant par elle au genre humain Celui qui porte le péché du monde, et en nous purifiant par cette indicible union ? Aussi la Vierge est-elle, à elle seule la limite entre la nature créée et l’incréée ; tous ceux qui connaissent Dieu sauront qu’elle a servi de lieu à Celui qu’aucun lieu ne peut contenir, et tous ceux qui louent Dieu la loueront auprès de Dieu. Elle est la cause de tout ce qui l’a précédée, elle préside à tout ce qui la suit, elle est médiatrice de l’éternité. C’est elle le sujet des prophéties, le chef des Apôtres, le soutien des martyrs, le fondement des docteurs. Elle est la gloire de qui est sur la terre, la joie de ce qui est dans le ciel, l’ornement de toute la création. C’est elle le principe, la source et la racine de notre espérance céleste.

Puissions-nous tous en obtenir la réalisation grâce à ses prières pour nous ; à la gloire de Celui qui fut engendré avant les siècles par le Père, et incarné d’elle dans les temps ultimes, Jésus-Christ notre sauveur. A Lui conviennent toute gloire, honneur et adoration, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen

 


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